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Oct 31

[TEST] Dungeon of the Endless (PC)

Attention, la consommation de boissons alcoolisées, peut avoir des conséquences graves lors de la création d’un jeu vidéo.

Telle aurait pu être la mention à s’afficher sur l’écran d’accueil de Dungeon of the Endless.

Parce qu’on a beau s’appeler Amplitude Studios, avoir déjà  sorti deux excellents jeux de stratégie de type 4X (Endless Space et Endless Legend) et être un studio indépendant Français (ce qui n’excuse pas tout, SURTOUT en matière d’alcoolisme), mais oser sortir un jeu de type… hum… comment dire… ah oui : rogue-like-tower-defense-rpg-dungeon-crawler-procedural, il fallait l’oser ! Oui, ils ont osé. Ok, ils étaient bourrés, mais quand même !

Alors si tu aimes les jeux hors-normes, les jeux qu’on ne doit surtout pas ranger dans des cases (ou alors en plein de petits morceaux), les jeux prise de chou, les jeux frustrants, stressants, angoissants, Dartagnan et Montauban, suis-moi un peu plus bas…

Dungeon of the Endless

C’est une soirée privée, Monsieur

Dungeon of the Endless - ElevatorLe plus simple pour tenter de faire comprendre ce qu’est Dungeon of the Endless est encore de commencer par le début : deux héros, choisis aléatoirement ou soigneusement par le joueur,  viennent à s’écraser malencontreusement sur la planète Auriga (les habitués de la série Endless auront bien compris qu’il s’agit là de la planète Auriga présente dans les deux autres opus !). Le choc étant tellement violent qu’ils se retrouvent sous la surface de la planète au coeur d’un immense donjon qu’il faudra parcourir. Bien évidemment, le donjon, qui est généré aléatoirement à chaque partie, grouille de petites créatures bien sympathiques qu’il faudra exterminer avant que l’inverse ne se produise.

 

L’heure de la récolte est arrivée

Dungeon of the Endless - BattleMais attention ! Il ne s’agit pas là d’un simple shooter où il suffit de foncer dans le tas pour tout exterminer, même dans le pseudo mode trop facile qui ressemble plus à une blague des développeurs qu’à un mode réellement « trop fastoche les mains dans les poches« . Non, pour réussir à passer d’un étage à l’autre et atteindre le 13ème étage synonyme de victoire, il faudra gérer au mieux les ressources BINS (Brume, Industrie, Nourriture et Science, les ressources classiques dans le monde d’Endless) nécessaires à l’achat de nouveaux équipements, modules, ou même partenaires de fête. Pour ce faire, le fait de passer de pièce en pièce dans un étage (et donc de passer au tour suivant), permettra de récolter un peu des ressources BINS à chaque fois. La quantité de ressources récoltées pourra être améliorée en construisant des modules dans les salles visitées (Ahhhhh ! On commence à toucher à la partie tower-defense là !), salles qu’on pourra renforcer encore plus en y ajoutant des modules défensifs ou offensifs (ah ouais on est bien dans du tower-defense !). Et pour passer d’un étage à l’autre ? Facile, il suffit de trouver la sortie, et d’y transporter notre cristal (unique source d’alimentation de feu notre vaisseau) de la pièce de départ en évitant les vagues d’ennemies des salles toujours plongées dans l’obscurité. Ah oui, j’ai omis ce détail : à chaque changement de salle, il y a un risque pour que les monstres apparaissent dans des salles déjà visitées et non éclairées par la Brume.

 

Chasse à la gallinette cendrée

Après l’exploration des salles, vient inévitablement le moment des combats. Et là, c’est plutôt relax parce qu’on intervient que très peu lors des phases de combat. On se contente d’utiliser les compétences actives de nos héros, de les soigner si nécessaire, ou de les déplacer dans des pièces mieux achalandées en terme d’équipement. Ce manque d’interactivité peut d’ailleurs vite devenir très frustrant puisqu’on se sent rapidement impuissants face à certains types de monstres un peu plus puissants que les autres. Heureusement, les héros peuvent gagner en caractéristiques de base (vie, puissance, défense…) en utilisant la Nourriture pour les faire changer de niveau au fur et à mesure de l’exploration.

 

L’art au service du pouvoir

DotE_Keyart_HDAprès de très beaux graphismes  pour Endless Legend et Endless Space, bien que très classiques, le studio a opté dans Dungeon of the Endless pour du pixel-art non moins classique pour du rogue-like mais qui donne un cachet esthétique agréable et surprenant. Le seul reproche que l’on pourrait faire à ce choix est le manque de lisibilité global dans certaines salles un peu trop « fouillies ».

Quant à la musique, elle a été composée par FlybyNo (déjà à l’origine de la bande-son des autres opus du studio) et s’inscrit très bien dans l’univers oppressant d’un donjon sans être omniprésente pour autant. Elle se laisserait même écouter comme ça, avec un bon bouquin au coin du feu (et en plus, l’OST est dispo sur BandCamp !)

 

Plus on est de fous

Dungeon of the Endless - Refreezerator PodTu l’auras compris, Dungeon of the Endless (sobrement raccourci en DotE pour les initiés) est tout aussi complet qu’il est complexe dans sa stratégie. La vingtaine de héros déblocable, les différents vaisseaux (là encore déblocables) promettant des parties complètement différentes d’un vaisseau à l’autre, et la difficulté globalement relevée inhérente à ce type de jeu, fait qu’il faudra s’accrocher avant d’épuiser et essorer  totalement les découvertes qu’on pourra faire au fil des niveaux. Si on rajoute à cela la possibilité de jouer en coop à 4, on obtient donc un titre promettant de nombreuses heures de fun et de jouissive frustration.

 

Même si, Dungeon of the Endless n’est pas exempt de défauts (le plus gros reproche étant l’interface des héros très peu pratique),  on lui pardonnera volontiers ces quelques incidents de parcours pour encore mieux apprécier le reste du titre qui apporte un réel vent de fraîcheur et de renouveau, en réussissant à mixer habilement plusieurs types de jeu qui n’étaient à première vue pas faits pour s’entendre.

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